• Créé aux États-Unis

  • Collection Anne Richard, Paris

À propos de l'œuvre

L’imagerie mêle ici l’évocation de grands héros historiques tels que Pancho Villa et Emiliano Zapata et un vocabulaire symbolique relatif à la destinée, la fierté de la culture chicana. Y sont célébrés les risques pris pour être libre.

L’art du paño (diminutif de pañueto, “mouchoir” en espagnol) est apparu pendant les années 1940 dans les prisons du Texas, de la Californie et du Nouveau-Mexique, à la faveur du Pachuco Movement qui cristallisa pour la première fois l’identité chicano aux États-Unis. Sur des mouchoirs réglementaires fournis par l’administration pénitentiaire les détenus hispaniques, illettrés pour la plupart, inventèrent leur propre mode d’expression et de communication, dessinant à la plume avec de l’encre récupérée, de la cire ou du café. L’iconographie développée sur ce support formule une symbolique culturelle intimement liée à l’expérience de l’enfermement, dont les motifs dialoguent avec les fondamentaux du tatouage chicano, corollaire de la Chicano’s Pride qui explosa à la fin des années 1970 aux États-Unis. Cette iconographie nourrit les sujets du tatouage exécuté en black and gray, à l’aide d’une seule aiguille.

© Collection Anne Richard / Oavida Enriquez