• Créé à Samoa

À propos de l'œuvre

Dans les îles Samoa, le tatouage était autrefois un rite d’initiation obligatoire. Le pe’a (tatouage masculin) était nécessaire pour l’obtention d’une épouse et marquait l’appartenance à la force du village et au groupe des jeunes hommes chargés de servir et de protéger la chefferie. Depuis le XIXe siècle, la pratique a connu dans l’archipel un certain nombre de changements, tant au niveau du rituel que de l’outillage. Il reste néanmoins caractérisé par une exceptionnelle continuité. N’ayant jam ais totalement disparu et demeurant transmise par les descendants des tufuga ta tatau (experts en tatouage rituel) de la période pré-coloniale, cette pratique connaît aujourd’hui une popularité qui va bien au-delà de la communauté samoane. Ses dépositaires, comme le tatoueur samoan Loli Tikeli, ou la famille Sulu’ape, jouent un rôle central dans le phénomène de renouveau des tatouages ethniques à travers le monde, faisant des îles Samoa l’un des centres d’expertise de ce nouveau dynamisme.

© Collection privée Sébastien Galliot, Marseille
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