• Créé en Suisse

  • Conservé au Musée du quai Branly - Jacques Chirac, Paris
    Acquis avec le soutien de HUBLOT | Inv. 70.2018.34.1

À propos de l'œuvre

Le motif hannya est l’un des fondamentaux du théâtre nô au Japon, un masque utilisé pour signifier la représentation de la femme en colère.
« De manière générale, en tatouage, le masque fonctionne très bien et particulièrement sur un dos : c’est animé sur le corps, le mouvement est on ne plus harmonieux ; de face, on peut le faire cligner de l’œil. Et de trois quarts, les proportions restent appréciables, ce qui est rare.
Au Japon, ce n’est pas un motif fréquemment tatoué, mais on peut en admirer un sur l’une des peaux magnifiques tatouées encore conservées à l’université de Médecine de Tokyo. Dans le tatouage, ce motif est historique »
commente l’artiste.

À propos de l'artiste

Filip Leu est l’un des plus grands maîtres tatoueurs contemporains vivants, et le maître tatoueur le plus important en Europe. On fait des milliers de kilomètres pour se faire tatouer par ses soins, et il n’est pas rare de devoir attendre une dizaine d’années pour obtenir un rendez-vous. C’est auprès de son père Felix Leu alias Don Feliz (1945-2002) qu’il pratique, dès l’âge de dix ans, l’art du tatouage.
Encouragé par son père qu’il considère comme son maître, et afin de parfaire son apprentissage, il va ensuite courir le monde et rencontrer Horiyoshi II et III, Horikin et Horitoshi, travailler chez Ed Hardy dans son studio Realistic Tattoo à San Francisco.
Puis, il apprend auprès de Paul Rogers la création de tattoo machines. Il rejoint le studio familial à Lausanne The Leu Family’s Family Iron Studio en 1986, ainsi prêt à formuler son propre style. Travailleur acharné à l’inspiration surdouée, nourrie d’une rare ouverture d’esprit et une exigence sans compromis, le niveau artistique et technique de Filip Leu n’a que peu d’équivalent au monde.
Il est également l’inventeur d’un outil permettant de réaliser de larges aplats d’encre et ainsi d’optimiser le temps de réalisation de très grandes pièces. La construction de la carrière de Filip Leu est à mettre en perspective avec l’histoire de sa famille dont le seul nom incarne sur la carte mondiale du tatouage l’une des plus importantes lignées européennes du XXe siècle.

© Filip Leu / Photos Claude Germain
© Ville du Mans